dimanche 26 octobre 2008

JOURNEE DES ELUS DE SAVOIE

Hervé GAYMARD - Député -Président du Conseil Général de la Savoie

Pierre-Marie CHARVOZ - Vice-Président délégué à l'éducation, au sport, à la jeunesse et à l'animation - Maire de Saint Jean de Maurienne
SEPT ELUS DE SAINT JEAN DE MAURIENNE ONT PARTICIPE A LA JOURNEE DES ELUS DE SAVOIE LE 24 OCTOBRE 2008

J'avais voici quelques mois écrit combien le département était essentiel pour la Savoie. La journée passée en compagnie de 1000 élus de toute la Savoie l'a prouvé amplement.
D'entrée quelques chiffres indiquaient les défis à laquelle notre région sera confrontée : 400000 habitants aujourd'hui, 450000 d'ici 10 ans, une augmentation forte de la population "Seniors" avec toutes les conséquences en découlant (accueil, soins, accompagnement....), un accès aux technologies nouvelles (solaire, fibre optique...), un environnement à préserver tout en gardant la complémentarité indispensable entre les services, l'industrie et l'agriculture....
Les sujets abordés et les questions posées prouvaient combien les élus étaient passionnés par l'avenir de la Savoie !
Dans un contexte difficile il était intéressant de savoir que l'endettement de notre département s'appuyait sur des emprunts "sains", que la fiscalité était maîtrisée et que loin d'une sinistrose accentuée par une médiatisation qui a "tétanisé" nos concitoyens les élus présents étaient prêts à relever les défis du futur : Le Lyon-Turin, la recherche, le développement durable, le tourisme, le logement, le patrimoine et la culture, la vie sociale....
Nul angélisme mais l'intime conviction que le rôle de tous les élus était essentiel afin d'insuffler aux savoyardes et aux savoyards la force de se battre pour un avenir dont nous sommes redevables envers nos enfants.
Ce genre de journée peut apparaître pour certains comme une "grande messe" mais je l'ai ressentie autrement !
Aller de l'avant sans être seul, aller de l'avant dans le cadre de l'intercommunalité, aller de l'avant avec l'ensemble des élus savoyards et créer les conditions économiques, culturelles et aussi d'une qualité de vie qui feront de la Savoie un département où l'on est heureux de vivre, où nos enfants souhaiteront rester et réussir leur vie professionnelle et familiale.
Daniel Meindre

vendredi 17 octobre 2008

22 OCTOBRE A 20h30 : REUNION DU CONSEIL MUNICIPAL

Je pense qu'il est inutile de vous dire l'importance d'assister à une réunion du conseil municipal.

Alors si vous pouvez être présent mercredi je pense que l'ordre du jour doit vous intéresser et en particulier le point portant sur la poursuite de l'expérimentation d'un réseau de transport public jusqu'à la fin de l'année et ensuite l'attribution d'un nouveau marché pour 2009 qui sera décidé lors de la réunion du Conseil du 15 décembre 2008.

Par ailleurs parmi les communications l'aménagement de la sortie du parking Place de la Cathédrale , l'installation de poubelles semi-enterrées et le projet de circuit de découverte de la ville en lien avec l'Office de Tourisme présenteront un intérêt certain.

Je vous souhaite un agréable week-end marqué par un évènement toujours passionnant : celui du Salon du Livre d'Hermillon le 18 et le 19 octobre 2008.

mercredi 15 octobre 2008

IL NE FAUT PAS PRENDRE LES ENFANTS DU BON DIEU POUR DES CANARDS SAUVAGES

et pourtant....la majorité des français se retrouve dans cette phrase !

Comment peut-on faire comprendre à nos concitoyens que l'on peine à trouver 1,5 milliard d'euros pour le RSA, coup de pouce indispensable pour permettre à nombre de nos compatriotes de retrouver un métier...et leur dignité sans effectuer des prélèvements sur les classes moyennes et qu'en quelques jours un état "en quasi faillite" ( 1250 milliards de dette publique) peut donner sa garantie pour un montant de 360 milliards d'euros (soit 2340 milliards de francs de l'an 2000) à des banques dont les directions financières ont failli, jouant et spéculant pour toujours plus et qui accumulaient pendant les années fastes des milliards de bénéfices ?

Comment peut-on faire comprendre à nos concitoyens qu'il est impossible de combler le "trou" de la sécurité sociale sans diminuer ou supprimer le remboursement de médicaments de plus en plus nombreux ?

Comment peut-on leur faire comprendre que la faim dans le monde ou le manque d'eau ne dépend que de leurs dons alors qu'une infime partie des 1700 milliards d'euros du plan européen aurait réglé en grande partie cette indignité ?

Comment les retraités qui manifestent aujourd'hui peuvent-ils comprendre qu'ils doivent quémander quelques euros de plus par mois alors que ce sont eux qui ont vécu un conflit mondial et qui ont fait la France d'aujourd'hui ?

Comment les travailleurs de notre pays peuvent-ils comprendre que des dirigeants irresponsables (en effet ils n'engagent pas leurs biens à titre personnel en cas de faillite) perçoivent des rémunérations qui ne correspondent pas à la valeur du travail effectué et qui, en sus, en cas de départ touchent des millions d'euros même si leur entreprise perd de l'argent, a licencié des milliers de personnes ?

Comment ? Comment ? Comment ?

Les habitants de notre pays sont las mais aussi indignés de constater que les efforts demandés sont supportés par les classes moyennes car elles sont les plus nombreuses ! Il suffirait à nos dirigeants dans leur tour d'ivoire de parler avec les élus de la base (députés, maires, conseillers généraux) pour comprendre cette lassitude et cette indignation.

Les gens ont peur de cette récession qui justifiera toutes les mesures économiques (licenciements, délocalisations, restrictions budgétaires).

A nos dirigeants de faire preuve de lucidité et de sagesse !

A eux de donner des signes forts !

Ils sont nombreux mais sûrement difficiles à mettre en oeuvre car ils touchent à leurs propres privilèges ?

Faudra-t-il une nouvelle nuit du 4 août ?

Souvenons-nous qu'en 1968 les plus grands politologues parlaient d'une France tranquille !

Que 2009 ne soit pas une année tragique !

Daniel Meindre

dimanche 5 octobre 2008

ET SI ON FAISAIT PREUVE D'IMAGINATION

Les Moulins de Don Quichotte - Espagne - Mai 2006 - Photo DM

Lors du dernier Conseil Municipal qui, logiquement, ne devait pas comporter d'informations importantes (ordre du jour très technique), chacun a constaté que cette soirée fut mouvementée : accueil par les bergers et par de superbes moutons, chèvres et boucs (voir sur mon site : http://saintjeanjtm.blogspot.com/), explications par Pierre-Marie CHARVOZ - Maire - des raisons de cette invasion pacifique et de la position prise par les élus....annonce du départ de Jean BETHOUX qui ne peut être une vraie surprise....et surtout lecture d'une lettre adressée à Mme Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l'Intérieur concernant les inquiétudes exprimées sur l'avenir de la Sous-Préfecture.

J'espère que le sort de cette lettre connaîtra un meilleur sort que celle adressée à Mme Rachida DATI - Ministre de la Justice - concernant le Palais de Justice.

Je regrette de constater que nous assistons à une RE-Centralisation des services publics alors que notre vallée a besoin de services de proximité !

Je vous avais indiqué lors d'un récent billet que je reviendrais sur l'audit financier qui a provoqué au sein de la population une inquiétude légitime. La faillité de la ville signifierait mise sous tutelle préfectorale de notre cité. Je pense qu'il faut savoir raison garder une nouvelle fois. Sans vouloir revenir sur l'héritage qui est l'excuse de tous les pouvoirs il est certain qu'une rigueur certaine sera appliquée dans les prochaines années par la municipalité actuelle. Il faudra "digérer" les investissements en cours tout en préparant l'avenir !

Un point que je souhaite préciser : Je ne suis pas un élu de la majorité actuelle et je ne suis pas un élu de l'opposition...je suis élu pour représenter et pour travailler pour les habitants de notre ville.

Comme je l'ai fait entre 1983 et 1995 lors de mes deux mandats j'ai voté les mesures qui m'apparaissaient positives pour notre cité et lors de mes votes négatifs j'en ai expliqué les raisons et j'ai essayé de proposer d'autres possibilités.

Je suis totalement libre de mes choix.

J'ai été élu sur une liste de rassemblement qui comportait une immense majorité de femmes et d'hommes libres aussi de tout engagement politique. L'orientation prise aujourd'hui (mais ce n'est pas une surprise) par certains élus de la minorité de représenter une opposition politique (et c'est leur droit le plus absolu) ne convient pas à ma démarche d'élu d'inspiration centriste comme je le suis depuis bientôt 40 ans. Ceci explique mon absence de la conférence de presse dont le compte-rendu a été publié par le Dauphiné-Libéré du 4 octobre.

S'exprimer est le devoir de tout élu, débattre aussi !

J'apprécie de constater que le public est encore très présent mais il ne faut pas lui donner la sensation qu'un Conseil est une simple chambre d'enregistrement des décisions prises en commissions.

Je reviens sur un point que j'avais soulevé lors de ce dernier Conseil : la Ville s'engage pour un prêt de 5,5 millions d'euros sur une durée de 25 ans avec un taux fixe pendant 7 ans et un taux variable sur les 18 ans restant. Lors de la Commission Finances nous sommes trois élus (Majorité-Minorité) à entamer un débat sur cette "proposition". Nous pensions qu'un taux fixe garanti sur les 25 ans était préférable. Surprise de nous entendre dire après une dizaine de minutes d'échanges que cet emprunt était déjà engagé et que ce n'était pas une proposition mais une information. Je suis en désaccord total sur cette façon de faire d'autant plus quand on sait que le prêteur est DEXIA qui vient d'être "sauvé" par des interventions étatiques !

Je sais que je m'éloigne du débat municipal mais.... comment faire comprendre à nos concitoyens que les produits financiers seront taxés (bien entendu sans toucher aux plus riches de notre pays, bouclier fiscal oblige mais pas la solidarité) pour un montant de 1,5 milliard d'euros car les caisses de l'état sont vides et dans le même temps annoncer que 5 milliards sont octroyés à DEXIA, le même montant à des promoteurs qui depuis des années ont accumulé des profits énormes en vendant non des logements mais des "avantages fiscaux" à la valeur surévaluée (on en voit les conséquences actuelles : difficulté de louer lesdits biens, revente à perte....), et même sans l'hostilité de la Chancelière Allemande une aide de 300 milliards d'euros au système bancaire ! Comment leur faire comprendre et admettre ce tsunami financier alors que tous les jours la classe moyenne de notre pays (l'immense majorité de nos concitoyens) doit veiller à ses dépenses et essayer d'équilibrer son budget. Ne parlons pas de démagogie, c'est la réalité ! Assez de tous ces "experts" qui nous expliquent la crise alors qu'ils n'ont pas su la prévoir !

Alors faisons preuve d'imagination ! Redonnons du sens aux mots ! de la valeur à nos actions ! Engageons-nous avec lucidité ! Saint Jean de Maurienne a des atouts et nous devons nous rassembler pour lui donner toutes ses chances.

Daniel Meindre