HÔTEL DE VILLE DE SAINT JEAN DE MAURIENNE

HÔTEL DE VILLE DE SAINT JEAN DE MAURIENNE
Au service de nos concitoyens

ALBERT EINSTEIN

" ON NE PEUT PAS RESOUDRE UN PROBLEME AVEC LES MODES DE PENSEE QUI L'ONT ENGENDRE"

THOMAS MORE Extrait de l'UTOPIE

"Si tu ne peux mettre fin à des abus bien enracinés, tu ne peux pour cela déserter la chose publique"

"Tu ne peux abandonner un navire dans la tempête sous prétexte que tu ne peux en contrôler le vent....ce que tu ne peux tourner en bien, tu dois tenter d'en obtenir ce qui paraît le moins mauvais"

MAURIENNE TV - L'actualité mauriennaise par l'image

dimanche 27 novembre 2011

ET SI " COEUR DE MAURIENNE" DEVENAIT UNE COMMUNE NOUVELLE ?

Je vous avais promis de vous faire part de mes réflexions suite aux deux jours que j'ai passés à Paris fin octobre afin de mieux connaître cette réforme des collectivités territoriales qui est la plus grande réforme envisagée depuis la création des départements lors de la Révolution Française.
 Je ressens combien il est important que les élus bénéficient d'une formation qui leur permette de prendre des décisions en connaissance de cause.
Vous dire que ces deux jours ont été passionnants, vous dire aussi que cette réforme est complexe et surtout vous dire combien elle dépendra du résultat des élections présidentielles et législatives à venir en 2012 !
Le rapport axé sur la réforme des collectivités territoriales locales fut publié en 2009 et adopté par le Parlement le 16 décembre 2010.
Je vais essayer d'être le plus concis et le plus clair possible.
Cette réforme touche les structures, les compétences et la fiscalité.
Elle touche aussi aux habitudes et aux intérêts acquis ainsi qu'aux fonctions électives.
Elle concernera l'échelon communal et en particulier le mode d'élection des Conseillers Municipaux, l'échelon intercommunal.
Elle verra la création de pôles métropolitains (+ de 300000 habitants), une évolution des départements et des régions et surtout une modification profonde de la fiscalité.
Il faut comprendre que cette "révolution" n'est pas acquise à ce jour et que les craintes qu'elle a provoquée auprès d'élus de toutes tendances a été l'une des raisons de l'échec de la majorité UMP au Sénat.
Je reviens sur ce qui nous intéresse à ce jour : la commune et l'intercommunalité.
J'ai un souvenir ancien. Lors de mon deuxième mandat qui s'est terminé en 1995 il avait été abordé la création d'une intercommunalité. J'avais exprimé mes réserves car je craignais que l'on assiste à la création d'une structure nouvelle qui aurait besoin d'une fiscalité propre et de moyens techniques et humains nouveaux.
A ce jour l'intercommunalité existe et comme je le craignais elle s'est rajoutée aux structures communales actuelles, prenant en charge peu à peu des compétences nouvelles (récemment les transports par exemple).
Le côté positif de la réforme serait un mode de scrutin qui éviterait l'iniquité des dernières élections. Un exemple à Saint Jean de Maurienne : la liste Saint Jean 10000 alors qu'elle représentait 45% de la population n'a aucun représentant à la Communauté de Communes et ceci pour des raisons purement politiques.
Mais cette réforme n'aura un sens que si elle permet de véritables économies de gestion (regroupement des moyens, diminution du nombre des élus).
Ce cas est prévu mais il va se heurter à des intérêts locaux si forts qu'il faudrait un degré d'altruisme rarement vu en politique !
"Une commune nouvelle pourra être créée en lieu et place de communes contigües, soit à la demande de tous les conseils municipaux, soit à la demande des 2/3 des conseils municipaux d'une même communauté de communes à fiscalité propre représentant plus des 2/3 de la population totale de celles-ci, soit à la demande de l'organe délibérant de la communauté de communes, soit à l'initiative du Préfet."
Dans tous les cas de figure il y a référendum.
Il faudra du temps car les mentalités ne sont pas prêtes à ce jour et pourtant !
Comment ne pas comprendre, alors que la crise qui va durer des années nous oblige à mieux gérer les impôts payés par nos concitoyens, qu'il faut dépasser nos antagonismes locaux et notre attachement viscéral à la commune qui existe depuis le Moyen-Age !
Je ne sais quel sera le sort donné à cette réforme surtout si la majorité change en 2012 mais la France est dans une telle situation économique (endettement, désindustrialisation) qu'il faudra de toute façon décider de réformes structurelles essentielles pour notre avenir.
C'est une première approche. Elle doit permettre d'instaurer un débat.
Si vous avez des questions à me poser n'hésitez-pas !
Daniel MEINDRE

mardi 1 novembre 2011

QUAND LES MOTS BLESSENT

Très sincèrement je ne pensais pas aborder un tel thème à mon retour de la formation que j'ai suivie sur "La Réforme des Collectivités Territoriales" dans le cadre de la formation des élus.
Je reviendrai longuement sur cette formation car non seulement elle a été passionnante mais aussi instructive. Je me suis rendu compte combien mettre en place une réforme de cette ampleur posait mille problèmes et conséquences sur le fonctionnement de nos structures actuelles.

J'ai découvert samedi, avec un malaise certain, la poursuite des échanges épistolaires entre M. Gaston Flauder - conseiller municipal démissionnaire - et les réponses apportées par M. Pierre-Marie Charvoz - Maire de Saint Jean de Maurienne.

Ce malaise est ressenti par une grande partie de la population. Autant les échanges majorité-opposition sont considérés comme logiques, autant ces échanges entre personnes élus sur une même liste et mettant en avant sans cesse le "vivre ensemble" provoquent incompréhension et désolation.

J'ai une remarque préalable à faire. On ne peut mettre sur le même plan la démission de trois  élus de Saint Jean 10000 qui a été effective quasiment dès le début du mandat pour des raisons qui ne remettaient pas en cause leur appartenance à cette liste. A titre personnel j'ai simplement retrouvé ma liberté de vote et d'expression, n'ayant jamais dissimulé mes convictions centristes et indépendantes de tout parti. 

La démission de trois élus de la majorité actuelle est tout autre : elle repose sur le refus d'une certaine forme de gouvernance qui ne laisse quasiment pas de liberté d'expression publique à ceux-ci. Contrairement à ce qui a été écrit il faut un courage certain pour démissionner et surtout pour exprimer les raisons qui les aménent à ce choix. J'ai effectué deux mandats entre 1983 et 1995 dans l'opposition. La majorité de l'époque dirigée par M. Roland Merloz était constituée principalement de socialistes, de communistes, d'écologistes. Je peux vous dire que les débats étaient parfois vifs entre eux et que les votes n'étaient pas toujours unanimes.

Depuis plus de trois ans je constate, et je l'ai déjà exprimé sur ce blog ou lors d'entretiens avec des élus de la majorité actuelle, qu'il n'y a jamais une question, une interrogation, une proposition, je ne parle pas d'un désaccord quelconque, exprimés par un élu de ladite majorité. Si une expression ne venait pas des conseillers de Saint-Jean 10000 ou de moi-même les séances publiques du conseil municipal ne dépasseraient pas une heure !

Je regrette toujours quand les mots blessent car ils restent et entretiennent une polémique stérile. Malgré tout je n'arrive pas à comprendre comment un élu dont j'entendais de la part des autres élus que des éloges sur son travail et sur sa participation aux commissions dont il faisait partie devient du jour au lendemain un élu qui ne faisait rien ! Pourquoi alors le "garder" depuis plus de trois ans ? Je ne peux parler que de la commission dont je suis membre : celle des finances. Il a réalisé un travail remarquable d'analyse financière et le travail d'équipe effectué avec Dominique Jacon et Jean-Paul Margueron était apprécié de tous.

Quand j'écrivais que le "vivre ensemble" était devenu une tarte à la crême dans un article publié par Saint Jean l'Actu je voulais dire qu'il était beaucoup plus important de "s'accepter ensemble" ET  de "travailler ensemble".

Ceci demande et exige une acceptation que nous n'avons pas toujours raison, que l'autre a le droit de s'exprimer librement et que nous portons devant nos concitoyens une responsabilité certaine qui sera appréciée ou pas  lors des prochaines élections municipales.

Daniel MEINDRE le 1er novembre 2011

dimanche 16 octobre 2011

ANALYSE D'UNE INTERVIEW REALISE AVEC LA MAURIENNE ET CECI SANS LANGUE DE BOIS

Celles et ceux qui ont lu l'interview publiée dans la Maurienne  en ont découvert quelques points forts, celles et ceux qui veulent la découvrir peuvent le faire en achetant La Maurienne. Quelques réactions à ce jour, plutôt positives, mais aussi des points d'interrogation : Pourquoi ne pas avoir parlé de........?
Pour une raison simple ! Une interview est un échange de questions et de réponses entre un journaliste et moi-même.
C'est le journaliste qui ressent ce qui lui semble important et qui les transcrit le mieux possible. Je n'ai aucune connaissance de son contenu avant publication. C'est la liberté totale du journaliste. Elle est essentielle dans une démocratie.
En la découvrant ce jeudi j'ai eu deux réactions : déception de ne pas retrouver tout ce que j'avais exprimé, plaisir de constater que sur les trois points abordés (salle de spectacle, Lyon-Turin et un nom proposé pour le Centre Culturel) mes paroles avaient été respectées.
Sur ce blog j'ai envie d'apporter des précisions sur la salle de spectacle "évolutive" : Il faut une capacité plus importante que celle du Théâtre. Nous n'avons pas les moyens financiers d'en construire une nouvelle. Il faut réaménager la salle polyvalente des Chaudannes qui, par sa hauteur se prêterait parfaitement à cet emploi et par sa capacité d'accueil. Une étude doit être mise en place afin d'étudier les avantages et les inconvénients de cette solution avant d'engager un investissement de 2 millions d'euros sur le Théâtre (seule la climatisation est vraiment indispensable, la capacité en places ne pouvant pas être augmentée sensiblement).
Le Lyon-Turin est une chance pour la Maurienne mais les élus ne doivent pas, comme cela a été fait pendant des décennies avec Péchiney, penser que ces travaux seront éternels. Il faut travailler en parallèle sur le renforcement et diversification du pôle économique en accueillant et en créant des entreprises de haute technologie, en nous appuyant sur les nouvelles générations qui ont une vision moderne de l'économie et de ces nouvelles technologies.
Il faut atribuer un nom au Centre Culturel de Saint Jean de Maurienne. Lui donner un nom c'est lui donner officiellement vie. Il existe. Il est actif. Il remplit son rôle. Je pense personnellement, comme cela a été fait pour la Salle de Répétition Musicale dénommée Auguste BOZON, citoyen de notre ville "bien vivant", qu'un Centre Culturel Jean PRIEUR serait un juste hommage à un enseignant émérite, aimé et apprécié de tous, un historien de grande valeur, mémoire historique de notre vallée. Honorer des vivants c'est constater devant toute la population combien ils ont apporté et combien ils apportent aux nouvelles générations.
J'ai exprimé aussi dans cet article mes convictions centristes et mon soutien personnel à François BAYROU qui a eu le tort d'avoir eu raison trop tôt (l'endettement de la France, l'importance d'une éthique en politique et d'une véritable séparation des pouvoirs sans oublier une justice indépendante) mais qui représente aujourd'hui un homme intègre et possédant une vision pour la France.
J'avais exprimé aussi le souhait d'une nouvelle gouvernance où chacun puisse s'exprimer et voter en conscience. Je souhaite aussi que quelque fusse le pouvoir qui se mettra en place que le Tribunal retrouve toute sa place à Saint Jean de Maurienne et ceci dans l'intérêt de toute la Maurienne.
J'avais précisé que la rénovation de l'îlot du Tabellion doit s'inscrire dans un projet de réaménagement du coeur de ville, ce réaménagement devant être soumis à la concertation la plus large avec les habitants et les commerçants.
J'avais aussi indiqué que le transfert du Centre de Secours était indispensable afin de reconstruire un Centre de Secours adapté aux besoins de ses utilisateurs. En sus, son maintien à sa place actuelle détruisait une perspective nouvelle pour notre ville allant de la nouvelle gare jusqu'au centre ville. Nous ne pouvons avoir une vision étriquée, ce qui serait regrettable.
Il a été abordé aussi mes intentions lors des prochaines élections municipales. J'ai répondu tout simplement que si mes facultés mentales et physiques me le permettaient, si une liste correspond à mes convictions profondes je souhaite me représenter mais en orientant mon action (ceci tient compte des nouvelles modalités électorales) vers la Communauté de Communes.
 J'avais accompagné Hervé BOTTINO car je pensais et je le pense toujours qu'il aurait fait un excellent maire pour notre commune, qu'il a été regrettable qu'il ne puisse poursuivre son action dans le cadre de la Communauté de Communes où il était fort apprécié, et ceci pour des raisons uniquement politiques.
Je pense qu'il faudra rassembler des femmes et des hommes qui ont comme moi une ambition : l'ambition de travailler pour Saint Jean de Maurienne afin que notre cité devienne encore plus belle, plus dynamique, où il fait bon vivre.
Daniel MEINDRE





dimanche 18 septembre 2011

UNE SEMAINE PERTURBANTE

"Alors que tout se polarise autour de la future élection présidentielle, la crise née en août 2007 pèse dramatiquement sur nos concitoyens.

L’action municipale doit rassembler toutes ses composantes car nous participons toutes et tous à l’avenir de notre cité.


Le « vivre ensemble », tarte à la crème de tous les discours actuels, n’a de sens que si nous acceptons de travailler ensemble, d’échanger ensemble, de construire ensemble, d’entendre toutes les opinions.

Il est regrettable que des élus aient choisi de démissionner même si je comprends leurs raisons.

Dans les temps actuels nous n’avons pas les moyens de nous priver des compétences de chaque élu.

Nous devrons rendre compte devant chacun de nos concitoyens dans un peu plus de deux ans du mandat qu’ils nous ont confié."


J'ai longuement hésité avant d'écrire ce billet.
Je pensais le faire après le conseil municipal qui se tiendra le 26 septembre.
Le texte ci-dessus est celui publié in-extenso dans Saint Jean Actu de septembre 2011.
 
Les événements de cette semaine m'ont perturbé : la démission de Gaston Flauder, un conseiller qui a effectué un travail remarquable depuis trois ans, un élu et un homme que j'ai appris à apprécier et dont je regrette le départ, les interventions de Michèle Plisset, conseillère municipale qui a démissionné voici quelques mois,  sur le site Facebook de Saint Jean de Maurienne exprimant sa déception de ne pas avoir accompli ce qu'elle désirait faire et même une certaine colère sans oublier même si c'est plus ancien la démission de Jean-Marc Guilley qui était passionné par son poste d'élu, responsable de la culture, et qui ne m'avait jamais caché combien il était attaché à cette fonction. Il est regrettable aussi de constater l'absence de nombreux élus lors des conseils municipaux même si des pouvoirs sont remis à leurs collègues.
Je ne parlerai pas de l'article publié dans La Maurienne qui a choqué nombre de nos concitoyens par sa présentation, sa teneur et son contenu.
J'ai ressenti depuis vendredi un profond malaise.
Ceci est grave car nous sommes dans un climat politique qui se délétère jour après jour alors que nous devrions nous unir afin de combattre une crise qui va nous atteindre profondément. Offrir ce spectacle de scandales, d'argent facile, des pouvoirs qui utilisent tous les artifices pour empêcher la justice de juger sereinement et dans des temps raisonnables donnent à nos concitoyens la nausée. Le risque le plus évident est de les entraîner vers un rejet des partis traditionnels qu'ils ne croient plus et de les inciter à voter pour des partis extrêmes qui leur offrent des solutions répondant à leurs préoccupations.
Il est temps comme je l'exprimais dans le texte ci-dessus de nous rassembler, d'écouter chaque élu, d'agir pour Saint Jean de Maurienne.
Dans le cas contraire les deux années qui viennent avant la prochaine élection municipale risquent d'être périlleuses alors que nous allons être confrontés à des décisions importantes sur lesquelles nous avons peu de prises  : Rio Tinto, le Lyon-Turin, les fusions intercommunales.
Est-il temps de présenter une autre vision de l'avenir de notre cité, de notre communauté de communes et de la Maurienne ? 
Daniel MEINDRE

dimanche 4 septembre 2011

LA FRANCE ET L'ALLEMAGNE



La France, ayant vécu largement depuis des années,
Se trouva fort inquiète
Quand la crise fut venue.
Plus une seule petite niche à préserver,
Plus un euro pour faire la fête.
Elle alla implorer en catimini
L'Allemagne sa voisine
Lui demandant d'être indulgente,
De lui prêter sans le crier sur les toits
Quelques eurobonds bienvenus
Jusqu'au temps où la rigueur ayant fait son effet
Elle retrouvera quelque aisance financière.
Je vous paierai, dit la France assurèment.
L'Allemagne n'est pas prêteuse
C'est là son moindre défaut.
" Que faisiez-vous dans les temps passés
Alors que je demandais à mon peuple mille efforts ?"
Dit-elle à la France sa voisine.
Je dépensais l'argent que je n'avais pas
Espérant que la croissance fera le reste.
J'espérais que les générations futures paieraient mes dettes
Pendant que je dépensais sans compter.
Vous dépensiez ? J'en suis fort aise :
Et bien ! Comme toutes les nations impécunieuses vos voisines
Serrez-vous la ceinture !
Evitez de faire des promesses que vous ne pouviez tenir !
Même si je sais que ce sont les plus modestes qui devront payer
Les fruits de vos excès d'antan.

Daniel MEINDRE le 4 septembre 2011.

A la façon bien modeste de M. Jean de la FONTAINE. 










dimanche 21 août 2011

2012 NE MARQUERA PAS LA FIN DU MONDE MAIS LA FIN D'UN MONDE

Quelle idée de relater ici 55 ans de vie emplie de souvenirs et qui font qu'aujourd'hui je pense que nous allons entrer en 2012 dans un nouveau cycle économique et politique. On ne pourra plus penser le temps présent et à venir avec nos modes de pensées du passé.
55 ans c'est long et court. Certains souvenir me semblent dater d'hier.
J'ai eu la chance d'avoir un père qui a su garder jusqu'à sa fin voici bientôt 16 ans la passion de la lecture, la passion d'écrire, la passion de la musique et surtout la passion d'échanger sans cesse et sur tous les sujets avec moi. Pourtant, il avait commencé à travailler à 14ans, ouvrier pendant toute sa vie car en ce temps là être pauvre exigeait que les enfants travaillent tôt et les études étaient considérées comme du temps perdu. Je me devais en quelques mots devoir lui rendre hommage.
Premier souvenir : 1956 - Répresssion communiste en Hongrie.
1958 : Le retour du Général de Gaulle dans un climat agité et passionné. Il était là pour redresser la France qui vivait sous la tutelle américaine avec des gouvernements qui changeaient tous les trois mois. Et aussi pour régler le conflit algérien ! Réglement qu'il devait assumer avec lucidité et courage car beaucoup de Français pensaient véritablement qu'il préserverait l'Algérie française. Je me souviens, habitant Lyon, des sacs de sable qui protégeaient le commissariat situé sur le chemin de mon collège.
1962 vit la fin de la Guerre d'Algérie au grand soulagement de nos compatriotes car contrairement à la Guerre d'Indochine ce n'était pas des engagés mais des appelés qui allaient combattre et le souvenir reste encore vivace parmi les membres des anciens combattants d'aujourd'hui.
1962 : je venais juste de commencer à travailler. J'avais 16 ans. La peur de la guerre nucléaire....les armes soviétiques qui devaient être déposées à Cuba et qui menaçait directement les Etats-Unis. Un bras de fer qui devait tourner à l'avantage de John Kennedy. La troisème guerre mondiale n'avait jamais été si proche.
1963 : l'assassinat de John Kennedy. Un choc mondial comparable à celui que nous allions connaître le 11 septembre 2011.
1968 : Alors que le journal Le Monde publiait un article : La France s'ennuie ! tout éclatait en quelques jours. De Gaulle en voyage officiel en Roumanie....la révolte des étudiants devant des méthodes qu'ils ne supportaient plus et qui dataient d'avant guerre. Les ouvriers qui demandaient de profiter des fruits de la croissance et qui devaient obtenir des augmentations de salaires qui leur permettaient de vivre (Enfin 1000 Francs par mois minimum !).....Mais le refus de ce que De Gaulle devait appeler la "chienlit". En une émission radiodiffusée la rue se retournait et une Chambre "introuvable" de députés était élue. Mais je me souviens que cette periode fut aussi le début d'une liberté de penser qui fut un véritable bol d'air frais et qui, malgré ses excès, modifia profondément les relations entre les différentes catégories sociales. 
1968 : en août en pleine vacances d'autant plus appréciées qu'elles suivaient les évènements du printemps, une répression féroce s'abattait sur la Tchécoslovaque. Entrée des chars russes dans Prague sans que l'Occident ait le courage de réagir à part des protestations verbales qui devaient bien faire rire les dirigeants soviétiques de l'époque.
1969 : le départ du Général de Gaulle suite à l'échec du référendum sur la remise en cause du Sénat fut une suite logique car il fut le dernier Président à savoir accepter le verdict populaire.
 En 1970 sa mort provoqua une grande émotion mais chacun ressentait combien il avait été celui qui avait su dire non en 1940 et su redonner à la France sa place dans le concert des nations.
1974 : Son successeur Georges POMPIDOU élu en 1969 décédait, malade, et le peuple apprit par la radio son décès et sa maladie. C'était un sujet tabou comme le fut plus tard la maladie de François Mitterand.
Election de Valéry Giscard d'Estaing qui provoqua son propre échec en 1981 par sa volonté de réformer les moeurs de la France. L'électorat conservateur ne lui pardonna jamais au point de permettre avec la candidature de M. Jacques Chirac contre VGE de faire élire M. François Mitterand. En deux ans la quasi totalité des 110 propositions de celui-ci furent reniées au point qu'il est impossible à ce jour de retrouver l'opuscule publié et les détaillant. 
1988 : Je soutenais M. Raymond Barre car il était un homme droit, intègre et qui avait la volonté de remettre la France sur le droit chemin surtout dans le domaine de la gestion de nos finances. Même attitude de M. Jacques Chirac qui permit une seconde fois l'élection de M. François Mitterand.
1989 : la chute du mur de Berlin, un véritable séisme car personne ne pensait connaître de son vivant la chute de ce mur et de l'Empire Soviétique. La marche du temps s'accélérait.
De 1995 à 2007 la présidence de M. Jacques Chirac fut insipide. Il aurait pû, il aurait dû en 2002 profiter de son élection face à M. Jean-Marie Le Pen pour rassembler toutes les forces qui s'étaient mobilisées. Il n'en fit rien, ancré dans un conservatisme qui ne devait profiter qu'à son parti.
11 septembre 2001 : l'effondrement des tours à New-York ne pourra jamais se dissiper. Chacun sait encore aujourd'hui où il était, ce qu'il faisait et comment il l'a appris.
2007 : l'élection de M. Nicolas Sarkozy redonna l'espoir à beaucoup de français, croyant en ses promesses et en ses engagements où "travailler plus permetttait de gagner plus", où il ferait ce qu'il avait dit. Le choc fut terrible dès le premier soir de son élection en voyant cet homme élu par le peuple se précipiter entouré de toutes celles et de tous ceux qui par leur influence, leur argent l'avaient aidé à devenir Président.
Chacun sait que j'ai soutenu François Bayrou jusqu'en novembre 2007, estimant que la création du Modem était une erreur stratégique et politique.
Malgré tout je ne peux toujours pas accepter ce sentiment profond d'injustice devant un bouclier fiscal fait sur mesure pour des gens qui ont déjà tout ce qu'il faut et à qui il faut toujours plus, je ne peux accepter la solution inique trouvée en faveur de M. Tapie, je ne peux accepter cette politique qui, au lieu de rassembler, divise les français.
Je ne sais comment évoluera la vie politique d'ici janvier, mois à partir duquel nous connaîtrons les candidats à l'élection présidentielle.
Je désire, et je ne suis pas le seul, un président ou une présidente qui fasse une politique juste et équitable.
Je désire, un président ou une présidente dont la pensée est orientée exclusivement pour la France et qui aura, comme le Général de Gaulle, une certaine idée de la France.
Je le désire car nous sommes dans une tempête qui fait vaciller toutes les idées en place, toutes les solutions déjà connues et en 2012, contrairement à ce que nous annoncent les prophètes de l'Apocalypse, ne verra pas la fin du monde mais la fin d'un monde ancré dans ses certitudes.
Survoler 55 ans de sa propre vie en quelques lignes peut apparaître présomptueux mais je l'ai fait car je sais que sur Facebook, la majorité de celles et de ceux qui me liront n'ont pas vécu les premiers évènements relatés.
Ils verront ainsi qu'en une durée relativement limitée le monde a évolué à une vitesse rarement atteinte et je ne parle pas de l'évolution technologique ! 
Un souvenir encore : en 1969 j'assiste en tant que simple employé de banque au discours de notre directeur de groupe : M. Lalain. Je me souviendrais toujours de ses paroles : "Sachez que 80% des techniques que vous utiliserez dans 30 ans n'existent pas aujourd'hui" .
Je ne vous cache pas qu'il avait plutôt provoqué parmi l'assistance l'incrédulité et des sourires sceptiques sinon incrédules.
Je pense que cette phrase pourrait être prononcée aujourd'hui en parlant de l'an 2040.
Daniel MEINDRE